Avec ce nouveau disque consacré aux musiques de la première moitié du XXe siècle, le jeune chef d’orchestre autrichien Sascha Goetzel inscrit aux sommets son orchestre stambouliote. Créé en 1999 avec les fonds de la holding turque Borusan, l’orchestre s’est rapidement imposé comme la référence en Turquie. Sous contrat avec le label anglais Onyx, la formation, avait déjà séduit par un premier album centré sur l’imaginaire oriental des compositeurs Respighi, Hindemith et Schmitt, le chef et ses musiciens montent encore d’un cran avec cet album.
Le programme confronte des tubes de la musique du XXe siècle : la suite du Mandarin Merveilleux de Bartók, la Suite Scythe de Prokofiev et la Valse de Ravel aux raretés que sont la suite du ballet Oglala de Schulhoff et de The Perfect Fool de Holst. Créé en 1925, à Dessau, Oglala de Schulhoff synthétise tous les aspects du parcours de ce musicien au destin tragique. Le Jazz, les expérimentations radicales de Schoenberg et la radicalité d’un Stravinsky fusionnent dans une transe orchestrale brute et acérée. L’orchestration est un voyage au pays des sons et témoigne d’une innovation basée sur une solide connaissance des pupitres : les vents ou les percussions ponctuent et scandent le discours de ce ballet à la fois mystérieux dans la beauté éruptive de ses climax et ensorcelant dans ses passages plus songeurs. Extraites de l’opéra The Perfect Fool de Holst, les trois danses montrent encore le tact orchestral du compositeur des Planètes.
Tout au long de ce programme, Sascha Goetzel fait le parti-pris de la radicalité et du modernisme. Il taille la masse orchestrale à la machine industrielle, créant un son mat et impactant, qui fait jaillir des arrêtes saillantes et des couleurs rougeoyantes sorties des laminoirs instrumentaux. Mais viennois de culture, il sait aussi ménager des plages plus rêveuses et capiteuses comme dans une Valse de Ravel menée de main de maître par son sens du déhanchement et du tragique. Quant à l’orchestre d’Istanbul, il est un modèle autant dans ses tuttis et dans ses dynamiques que dans ses individualités.
Un disque techniquement, musicalement et éditorialement exemplaire.
sábado, 7 de abril de 2012
Musiques des temps mécaniques
Disponible nuevo PODCAST de "Grandes ciclos": De mitos y Máscaras
Ya está disponible el PODCAST del día 5 de abril y su descarga:
Comenzamos con la versión orquestal que Grzegorz Fitelberg realizó del Nocturno y tarantella op. 28 original para violín y piano. Continuamos con Mitos op. 30 para violín y piano, las 6 Canciones de la princesa de los cuentos de hadas op. 31 y Máscaras para piano op. 34. Concluímos el espacio con un fragmento de Sheherazade de Ravel, uno de los compositores que influyeron de manera notable en Szymanowski.
5 de abril: Szymanowski - De Mitos y Máscaras[audio=http://www.rtve.es/resources/TE_SGRACI/mp3/1/3/1333640125131.mp3] DESCARGA PODCAST
jueves, 5 de abril de 2012
Disponible nuevo PODCAST de "Grandes ciclos": Szymanowski - Período impresionista
Ya está disponible el PODCAST del día 4 de abril y su descarga:
Nos ocupamos de la etapa comprendida entre el estallido de la Primera Guerra Mundial, en 1914, y la Revolución Rusa de 1917. El lenguaje de Szymanowski adquiere entonces un carácter impresionista, con Debussy y Ravel como principales referentes. De esa época escuchamos Nocturno y Tarantella op. 28, Métopes op. 29 y los 12 Estudios para piano op. 33. Completamos el programa con la Sonata para flauta, viola y arpa de Debussy, escrita en 1915, y la orquestación de las Canciones de amor de Hafiz op. 24 de Szymanowski.
4 de abril: Szymanowski - Período impresionista[audio=http://www.rtve.es/resources/TE_SGRACI/mp3/6/4/1333553955046.mp3] DESCARGA PODCAST
lunes, 2 de abril de 2012
El pianista Jeremy Denk graba Ligeti y Beethoven
El pianista norteamericano Jeremy Denk, asimismo un notable escritor, ha realizado su primera grabación para Nonesuch Records, un disco que saldrá a la venta el 15 de mayo. Para su debut en Nonesuch, Denk ha elegido los Estudios de Ligeti, Libro I y II, y la Sonata nº 32 de Beethoven. En el folleto del disco, Denk justifica su elección porque "La conexión musical más significativa para mí es entre los amplios lienzos intemporales de Beethoven y los pequeños fragmentos, como picotazos, de infinito de Ligeti. Casi todos los Estudios visitan el infinito: Ligeti lo usa casi como una especie de cadencia, un punto de referencia [... En Ligeti] el infinito está siempre rondando alrededor, recordándonos que no es algo imposible, que existe. Pienso en el modo en que -entre otras cosas- Beethoven se deja ir al final de la Arietta, el modo en que indica un final sin final implica un espacio infinito de silencio que subyace bajo la obra."
Con anterioridad, Denk grabó French Impressions, un álbum con música de Saint-Saëns, Ravel y Franck, con el violinista y colaborador habitual Joshua Bell para Sony Classical a comienzos de 2012. En 2011 grabó una selección de Partitas de Bach para Azica Records, y un disco con música de Ives para Think Denk Media en 2010, que fue bien acogido por la crítica.